TSF renforce la connexion du centre communautaire d’Abalak, Niger

Formation Informatique Fvrier 2011 4

12 octobre 2011 –


En 2009, le Niger a connu une augmentation de son PIB de 2%, néanmoins, il reste l’un des pays les plus pauvres au monde selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec un indice de développement humain très faible qui le plaçait en 167e position sur 169 pays en 2010. Sans l’aide internationale de coopérations gouvernementales ou d’ONG, le pays ne pourrait pas subvenir aux besoins de sa population.

 

Le centre télécom communautaire d’Abalak est le 4ème centre ouvert par TSF à travers le monde, et le deuxième au Niger, après Dakoro en 2007. Les centres communautaires, implantés dans des zones très isolées où les conditions de sécurité ne cessent de se détériorer, fournissent un accès régulier aux TIC aux travailleurs humanitaires œuvrant dans les départements, aux organisations locales, mais également à l’ensemble de la communauté. Les gestionnaires des centres dispensent également des formations pour améliorer les compétences informatiques des bénéficiaires et assurent une assistance technique auprès des ONG partenaires.

 

Découvrez les deux centres télécoms communautaires de TSF au Niger ICI

 

LE CENTRE COMMUNAUTAIRE EN CHIFFRE DEPUIS JUILLET 2010


-    21 organisations par mois en moyenne
-    105 utilisateurs par mois en moyenne
-    23 personnes formées par mois en moyenne
-    Fréquentation du centre : 38% d’ONG


MISSION TSF DE RENFORCEMENT DU CENTRE TELECOM COMMUNAUTAIRE (août 2011)


En août 2011, une équipe de TSF s’est rendue au Niger afin d’optimiser la capacité de réponse des deux centres communautaires de Dakoro et Abalak.

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Cette mission a permis à TSF :

 

-    Un renforcement technique pour une réponse plus adaptée aux ONG partenaires: remplacement des antennes satellites, mise à jour des équipements télécoms, optimisation de la bande passante. Un nouveau système de classification des flux a par exemple été mis en place. Les mails sont ainsi placés en très haute priorité par rapport à la navigation Internet. Afin de libérer la bande passante aux heures les plus chargées de la journée, les mises à jour des différents programmes ont également été interrompues entre 8h et 14h. Les publicités ont quant à elles été bloquées définitivement.

 

-    La conduite d’une formation auprès des gestionnaires des centres, qui les aidera à une meilleure maintenance des équipements et facilitera le management des différentes activités. Ils ont notamment été formés sur les nouveaux équipements installés, la restauration des points d’accès en cas de perte de configuration ou de changement d’équipement et l’utilisation de nouveaux logiciels pour répondre aux besoins et demandes des utilisateurs.

 

Une réflexion entre TSF et les différents programmes est engagée sur la mise en place de nouvelles applications TIC. Les centres télécoms pourraient par exemple permettre la collecte et la diffusion d’informations via SMS à la communauté : femmes, éleveurs et associations agropastorales.

 

TEMOIGNAGES


Salifou RABIOU, Gestionnaire du centre Abalak (août 2011) :  
« Nous avons suivi avec TSF une formation en renforcement de capacités sur  l’installation des nouvelles antennes, les précautions à prendre et la configuration des routeurs. Depuis ces travaux, la connexion est plus stable que d’habitude. Les bénéficiaires se disent très satisfaits des services offerts. Ils réitèrent  par ailleurs leurs vifs remerciements au responsable du centre ainsi bien qu’aux initiateurs de ce centre. »

 

Mahabou MOUSSA,  Responsable suivi évaluation OXFAM QUEBEC (août 2011) :
« Ce centre Internet, est un outil  d’aide aux structures locales de développement. Nous remercions et félicitons le Projet Sarel d’avoir facilité la communication entre les ONG locales. Nous recevons à temps les rapports des nos structures partenaires installées à Abalak, notamment Adkoul et TIMIDRIA. Dans le passé, il fallait attendre plusieurs jours pour que les informations nous parviennent. »

 

Digué, Président de l’Association Djabbral :
« Autrefois, pour envoyer un message à mes collaborateurs d’Europe, il fallait que je me déplace de mon village jusqu’à Tahoua, situé à 147 kms, et une fois arrivé à Tahoua, il fallait que je cherche un cyber et paye 5 000 FCFA. Tous ces services, je les trouve aujourd’hui gratuitement au centre. »

 

Un groupe d’élèves venu pour des recherches sur un exposé :
« La bibliothèque de l’école ne contient pas de documents suffisants. Le centre nous permet de faire des recherches sur internet, très utiles dans le cadre de nos études. »


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JourneesPortes Ouvertes Nov2011HD (2)Ali MOUSSA, Directeur Départemental du Développement Communautaire :

« Le centre a permis d’accroître notre efficacité dans le cadre de nos activités de développement. Il nous permet d’avoir accès aux sessions de formation en informatique et à l’utilisation d’Internet. Grâce au centre, nous sommes ouverts sur le monde extérieur, suivons de plus près l’actualité et notre travail sur le terrain est facilité. »

 

Yahia MAHAMAN, Organisation Nigérienne pour le Développement à la base du Potentiel Humain (ONDPH) :
« Des formations extrêmement professionnelles, j’ai appris beaucoup de choses en très peu de temps. Un accueil et des prestations très efficaces. »

 


Commandant Alassane ABOUBAKARY, Préfet du Département d’Abalak :
« La formation en informatique reçue renforce sans nul doute la capacité des agents de développement et améliore leurs correspondances, leurs rapports et leurs dossiers de recherche de financement ».

 

Mohamed MOUSSA, Association Timidria :   
« Je ne sais pas comment vous remercier pour cette initiative. J’ai été parmi les premiers à m’inscrire à la formation. Nous avons beaucoup appris. »    

 

Hamed Ibrahim ABDOURAHMANE, ONG Amman Imman : 
« Merci pour votre aide. Lorsque nous sommes arrivés, nous n’avions pas d’ordinateurs et ne connaissions pas Internet. Je souhaite remercier les personnes à l’origine de ce projet. » 

   

Agali AGALHER, Vice Président de l’Association Timidria :  
« Nous encourageons pleinement ce projet. Permettre l’accès à Internet et avoir des formations sur les outils informatiques gratuitement, est précieux. Merci. »  


 

TSF AU NIGER DEPUIS 2005

Juillet 2005

Crise alimentaire au Niger.

3,6 millions de personnes affectées.


Juillet – Octobre 2005
TSF ouvre un centre télécom à Dakoro pour toutes les ONG sur le terrain et des lignes téléphoniques prioritaires dans les centres humanitaires.
Opérations de téléphonie humanitaire : plus de 2000 familles reconnectées.

Début 2006 – Juillet 2008
TSF met en place un système de première alerte pour prévenir les désastres.
34 zones du Niger sont connectées à Niamey.
Bénéficiaires : 11 millions de personnes.

Juillet 2006 – aujourd’hui
TSF ouvre un centre télécom communautaire à Dakoro (en collaboration avec VSF Belgique).
Utilisateurs : plus de 30 organisations et 170 membres (autorités locales, associations locales de d’éleveurs et de fermiers, ONG, Nations Unies)

 


ABALAK, NIGER


Abalak est une ville située dans la région de Tahoua. Elle est le chef-lieu du département d’Abalak au nord du Niger. Abalak est à l’extrémité nord du Sahel, bordant le désert du Sahara. Moins de 13000 personnes vivent dans cette région très sèche et pauvre, où des périodes de sécheresse prolongées aggravent l’insécurité alimentaire. La région souffre d’une situation chronique d’insécurité alimentaire.

 

Carte-Niger-Abalak

 

 

LE CENTRE TELECOM COMMUNAUTAIRE D'ABALAK


Agir positivement sur l’économie locale grâce aux TIC

Après 6 mois de préparation, Télécoms Sans Frontières et son partenaire sur le terrain, l’ONG internationale Vétérinaires Sans Frontières Belgium, ont inauguré le 9 juillet  2010 leur projet de collaboration : un centre télécom communautaire à Abalak. Ce projet est soutenu financièrement par Delta Partners.        


 TSF-DELTA-PARTNERS-ABALAK-2010-9Objectifs
-    Améliorer le réseau de communication
* Meilleure communication avec les communautés des autres faubourgs et le monde extérieur
* Meilleur échange d’information entre les associations
* Meilleure collecte des données
-    Sensibiliser et répondre en cas du crise future.
-    Renforcer les projets de développement existants.
-    Aider à renforcer les capacités locales.
-    Agir positivement sur l’économie locale.
-    Améliorer les conditions de vie.
-    Former les populations locales à l’utilisation des ordinateurs et Internet.

 

Vétérinaires Sans Frontières Belgique, via son projet PROXEL (proximité avec les éleveurs), soutient les coopératives locales agricoles dans leurs activités au quotidien, et finance des projets qu’ils ont sélectionnés ensemble. Pour ce deuxième centre communautaire au Niger, TSF poursuit sa riche collaboration avec VSF Belgique, au bénéfice des communautés et des associations locales. 

Internet, une priorité pour le développement de la région

Le centre est connecté à Internet depuis janvier 2010, grâce à l’installation d’une solution fixe satellite (VSAT). Au cours des 6 mois précédant l'inauguration du centre, la connectivité wifi a permis aux organisations locales et à VSF de conduire et coordonner leurs activités plus efficacement. Le centre a été construit et les équipements informatiques (ordinateurs, matériel périphérique) installés. Le personnel local et le gérant du centre ont été recrutés et formés à Dakoro. Le personnel technique a configuré et formaté les ordinateurs et les connexions wifi, a installé les logiciels office et sera capable d’apporter une assistance technique continue.

 

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En construisant ce centre, TSF, en partenariat avec VSF Belgique et Delta Partners, permet aux communautés isolée de s’ouvrir au monde.

Les problèmes de sécurité dans la région ont impliqué une construction sécuritaire du centre, qui est un bâtiment annexe du bureau de Vétérinaires Sans Frontières.

 

TSF-DELTA-PARTNERS-ABALAK-2010Formations en informatique et Internet auprès des populations locales
Le centre offre des formations informatiques et à l’utilisation d’Internet à tous les partenaires locaux (associations, autorités, membres des communautés, étudiants), adaptées à chacun de leurs besoins. Ils peuvent ainsi bénéficier de toutes les possibilités apportées par les nouvelles technologies. Pour que les TIC participent efficacement au développement des initiatives locales et à leur coordination, cela implique un soutien éducatif.  TSF se base sur ses expériences passées réussies dans le domaine de la formation en sciences informatiques auprès d’enfants et d’adultes au Sri Lanka, Nicaragua, Niger et Burkina Faso.

 

Cette nouvelle action est par conséquent une chance pour les communautés d’Abalak de mettre à profit les technologies de l’information et de la communication dans leur vie de tous les jours. En parallèle, TSF s’assure à rendre le projet durable, gérée de manière autonome, par un renforcement des capacités locales. Toutes les personnes qui ont été formées sont capables d’écrire un document Word, d’effectuer des calculs sur Excel, de naviguer sur Internet et de communiquer par mail. Pour la majorité des personnes, le centre leur a permis d’utiliser Internet pour la première fois.

Réduction de la fracture numérique
Ce centre, situé dans l’une des zones les plus isolées du monde, participe à la réduction de la fracture numérique dans la région. L’objectif est d’améliorer le réseau de communication avec les communautés des périphéries extérieures – par exemple, Maradi (capitale régionale, 2 heures en voiture), avec Dakoro ou avec les pays voisins. 


Il est essentiel que les associations locales d’agriculteurs et d’éleveurs puissent distribuer et recevoir des informations, mais aussi mener des actions communes. Le centre rassemble les données reçues par les réseaux nationaux. Toutes sortes d’informations (administratives, juridiques, épidémiologiques, prix agricoles du marché, incendies, communiqués de presse…) sont distribuées par SMS ou Internet aux associations. L’envoi des prix permet d’éviter la spéculation. Le centre TSF, en parallèle, peut également informer la population via des radios communautaires. Les associations trouvent progressivement les moyens pour organiser les chaînes de vente du bétail, accélérer les processus de décision, gagner du temps et de l’argent (plus besoin de se déplacer pour transmettre une information), extension du réseau de contacts…

Les étudiants peuvent approfondir leurs connaissances et leurs compétences, dans le cadre de leurs études. Toute la population bénéficie des connexions, pour communiquer avec la famille et les amis au Niger et à l’étranger, et s’ouvrir sur le monde.

 

En juillet 2010, le Niger a dû faire face à une période de sécheresse très dure. L’insécurité alimentaire a atteint des niveaux très alarmants. La saison agricole de 2009 n’avait pas été bonne, causant des déficits importants en céréales, et plaçant beaucoup de familles dans des circonstances dramatiques. Les organisations – travaillant sur le terrain pour réduire l’impact de la crise sur les vies des populations – peuvent désormais utiliser les connexions du centre pour envoyer et recevoir en temps réel des informations cruciales.

TSF étend ses activités au Niger, le pays le plus pauvre du monde, en combinant les ressources de TSF et d’une organisation internationale reconnue, Vétérinaires Sans Frontières. L’objectif est d’impliquer progressivement d’autres organisations internationales actives sur le terrain.

 

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