TSF développe son projet de diffusion d’informations numérique au Mexique

Date de publication : 17/06/2019 18:10 - Date de modification : 28/06/2019 18:11
« Souvent, les personnes arrivent en masse et il nous est impossible de donner à chacun d'entre eux les informations dont ils ont besoin. Les écrans sont donc un élément essentiel de communication. Ils facilitent nos opérations quotidiennes » témoigne Daniela, Responsable du centre CAFEMIN. Au vu des résultats positifs du projet pilote, TSF a installé son système de diffusion d’informations numérique dans trois nouveaux centres : CAFEMIN (Mexico), Albergue Belén (Tapachula), et Desayunador Salesiano Padre Chava (Tijuana). Au total, 8 centres bénéficient à présent de cette activité.

Le système installé par TSF aide les migrants à rester en sécurité et à prendre les bonnes décisions. « En général les migrants ne connaissent pas les lois mexicaines quand ils arrivent au centre… Ils sont très vulnérables concernant les droits de l’homme… Il est aussi important pour eux de savoir où recevoir les soins médicaux, quelle route prendre pour rejoindre un centre médical ou un hôpital » nous explique Juan Carlos, Responsable du centre à Tapachula. Pour répondre à ces besoins, les présentations affichées sur les écrans incluent des conseils légaux concernant les droits des migrants sur les soins médicaux, la protection légale ou les différentes procédures de régularisation accessibles. Des informations relatives à la prise en charge des victimes de violence ou d’abus, ainsi que les contacts des consulats de leurs pays sont également diffusés.  

De plus, le contenu affiché propose des conseils pour rester en sécurité sur toute la route migratoire, ainsi que les contacts et localisations des centres pour migrants. Enfin, les présentations sont régulièrement mises à jour avec les dernières nouvelles concernant les  mesures relatives à leur situation et toute information utile pour prendre des décisions éclairées.

Des migrants dans le centre COFANIM à Mexico bénéficient du système installé par TSF

Toutes les informations affichées sont fournies par des sources fiables telles que l’agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ou le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et adaptées sous forme de présentations par notre équipe locale. « Le contenu est très facile à comprendre, avec un langage très simple et les images sont engageantes et facilitent la lecture » explique Daniela. En effet, les équipes de TSF ont travaillé non seulement sur le contenu, mais aussi sur le graphisme des présentations. La quantité de texte sur chaque diapositive a été réduite et davantage d’éléments visuels ont été ajoutés. Seulement 26% des migrants ont terminé leurs études primaires ; s’assurer que l’information est compréhensible pour tout le monde est donc d’une importance capitale.      

Le contenu des présentations a aussi été plus adapté à chaque centre. Une section générale avec des informations globales est complétée par une section régionale, qui inclut des conseils sur les risques liés à cette région ainsi que les dernières nouvelles. Finalement, une section encore plus locale informe sur les spécificités relatives à l’endroit où chaque centre est situé.
    
La situation des migrants en Amérique Centrale est compliquée. Ils sont à la recherche d’un futur meilleur et sont souvent enclins à prendre des risques qu’ils ne prendraient pas habituellement, car ils laissent derrière eux une situation très difficile. Ils ont quitté leurs pays pour différentes raisons : une situation économique difficile, manque d’opportunités de travail, violence... Indépendamment de la raison de leur choix ou d’une bonne préparation de leur voyage, ils arrivent dans un nouveau pays, avec peu de ressources et d’informations. Ils ont une connaissance limitée des risques auxquels ils seront exposés et ils sont particulièrement vulnérables à toute sorte de trafics et exploitations.  

L’objectif du projet TSF est non seulement de les protéger et de leur donner tous les éléments pour prendre les meilleures décisions possibles pour leur futur, mais également de faciliter énormément l’action des organisations locales qui gèrent les centres, comme le confirme Juan Carlos : « notre travail et le service offert ne nous permettent pas de parler à chaque migrant individuellement et de leur expliquer toutes les informations et tous les prérequis. Un seul écran offre cette possibilité et les populations bénéficiaires restent informés quotidiennement, quel que soit le moment de la journée. »