Amira Almakzomy, assistante de projet pour l’OIM en Bosnie, explique pourquoi la connexion de TSF est si importante

Date de publication : 09/01/2019 09:30 - Date de modification : 10/01/2019 09:44
« L'une des premières questions que les migrants et réfugiés posent lors de leur arrivée dans un camp est de savoir s'il existe un accès Wi-Fi », déclare Amira Almakzomy, assistante de projet pour l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie. « Internet est leur seul moyen d’accéder aux informations, aux procédures d’asile et au service d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) ».

Amira explique ensuite comment la connexion de Télécoms Sans Frontières (TSF) aide non seulement les migrants et les réfugiés, mais également les organisations humanitaires, comme dans les centres de transit de Bihać et de Velika Kladusa, deux villes situés à environ 50 km de distance et près de la frontière avec la Croatie.

« Internet est également important pour les collectes de données, ce qui est essentiel pour les organisations humanitaires. Par exemple, grâce à des enquêtes en ligne, nous pouvons collecter des informations sur la satisfaction des bénéficiaires en ce qui concerne l’assistance fournie. En outre, les réseaux sociaux constituent une excellente source d'informations pour les communautés et sont un moyen efficace pour se mettre en relation avec d'autres acteurs humanitaires ».

Amira Almakzomy, assistante de projet pour OIM travaillant avec des migrants dans le centre de transit de Bihac en Bosnie

TSF a été l’une des premières ONG internationales présente dans ces centres en installant une connectivité Internet avec un accès Wi-Fi. Depuis l’ouverture de celui de Bihać, d’une capacité de 2 200 migrants, plus de 4 700 téléphones se sont connectés au réseau mis en place par TSF. À Velika Kladusa, la connexion de TSF, installée à la demande urgente d’IOM et des autorités locales, est dédiée uniquement aux d’acteurs humanitaires travaillant sur place (agences des Nations Unies, ONG locales et services gouvernementaux).  

Ces interventions sont le fruit d’une collaboration entre TSF et OIM commencée début Novembre 2018 : un projet d’un an qui vise à renforcer la coordination humanitaire et à améliorer la coexistence des communautés locales et des migrants et réfugiés en offrant une connexion internet gratuite dans les camps.