Idomeni : Témoignages des bénéficiaires des appels humanitaires

Date de publication : 10/07/2015 00:00 - Date de modification : 21/06/2018 08:42
Revivez en témoignages les opérations de téléphonie dans le camp d’Idomeni.

Nour, 56 ans, originaire d’Alep, Syrie | Nour, 56 Y.O., from Aleppo, Syria

« Je suis à Idomeni depuis deux mois et demi avec mon mari et mes trois enfants. Grace à TSF, j’ai pu appeler mon frère pour savoir comment allait ma famille. J’ai su qu’il y avait eu des bombardements sur Alep ces derniers jours, j’étais vraiment rassurée d’entendre sa voix, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Ici des gens ont perdu leurs proches, j’étais vraiment inquiète. Merci de nous avoir aidés. »

Mahmoud, 28 ans, originaire de Damas, Syrie | Mahmoud, 28 Y.O., from Damascus, Syria

« J’ai pu appeler ma mère pour la première fois depuis un mois. J’ai pu entendre sa voix. Ma mère n’a pas de téléphone mobile et il est donc compliqué de la joindre. Elle savait que je serai à Idomeni, mais ne s’attendait pas à ce que les conditions ici soient aussi misérables. Je ne lui ai pas tout expliqué car elle s’est mise à pleurer. J’espère qu’un jour elle pourra venir me rejoindre en Europe. »

Ezma, 30 ans, Mossoul, Kurdistan iraquien | Ezma, 30 Y.O., Mosul, Iraqi Kurdistan

« C’est important pour nous de pouvoir parler avec nos proches. J’ai pu parler avec ma sœur qui habite désormais en Allemagne. Mais nous sommes très tristes d’être séparés. Elle est au courant de la situation à Idomeni et se fait beaucoup de soucis pour nous. Nos conditions de vie sont très difficiles ici. J’ai été très émue de parler avec elle. Elle va essayer de nous aider et de nous envoyer de l’argent, car suite à l’appel, elle s’est rendu compte que nous n’avions vraiment plus rien. »

Mahmoud, 40 ans, Mazar-e-Charif, Afghanistan | Mahmoud, 40 Y.O., from Mazar-i-Sharif, Afghanistan

« Je vis à Idomeni depuis deux mois avec ma femme et mes trois enfants. Ici, nous survivons. Les conditions sont misérables et j’ai besoin de parler à ma mère et mes beaux parents restés au pays. Cela me fait du bien. La situation est déchirante car tous les jours, nous apprenons qu’il y a des bombardements de leur coté et nous sommes très inquiets pour eux. Et de notre côté, la situation ne s’améliore pas ici, en Europe, vu que nous sommes bloqués depuis deux mois. Notre famille nous a donné beaucoup d’argent pour arriver jusqu’ici. Ils ont tout perdu. J’espère que nous arriverons à les rembourser. Mais grâce à l’appel, nous profitons tous de cinq minutes de répit, et cela nous fait du bien de partager et de parler avec le cœur. »