Contexte : Crise migratoire
Date de début : 03/04/2018
Date de fin : En cours
Zones d’intervention : Boa Vista, État de Roraima
Activités : Opération de téléphonie humanitaire

1 centre d’appel humanitaire permanent
11 centres d’accueil supportés
48 614 bénéficiaires directs d’appels
1 315 heures d’appels offertes

Crise migratoire vénézuélienne

Date de publication : 2018-04-03
Date de modification : 2018-04-03
2018 à aujourd'hui
TSF offre des appels prioritaires aux vénézuéliens réfugiés au Brésil en réponse à la plus importante crise migratoire de l’histoire sud-américaine.

Contexte

Des dizaines de milliers de Vénézuéliens fuient l'effondrement économique et social qui a conduit à une hyperinflation (+ 2 600% en 2017 et +13 000% en 2018 selon le FMI) et à des déficits dans plusieurs secteurs sociaux essentiels tels que la santé et l'éducation.

L'inflation a provoqué de graves pénuries qui ont entraîné des problèmes de malnutrition et le développement de maladies curables telles que les infections cutanées, le paludisme et la diarrhée. La majorité des médicaments, des équipements médicaux et chirurgicaux font maintenant défaut, et les hôpitaux ont des problèmes réguliers d'approvisionnement en eau.

De janvier 2017 à mai 2018, environ 52 000 Vénézuéliens sont entrés au Brésil, et plusieurs centaines continuent de traverser la frontière chaque jour. Les autorités prévoient la continuation d’un flux dense d’arrivées sur le territoire.

Déploiement

Le 5 avril, Télécoms Sans Frontières a été parmi les premières ONG internationales déployée au Brésil en réponse à la plus importante crise migratoire de l'histoire sud-américaine.

Alors que le gouvernement brésilien, les ONG locales et les agences des Nations Unies interviennent sur les besoins vitaux, les communications restent essentielles. L’objectif de TSF est d’offrir des appels prioritaires aux milliers de vénézuéliens refugiés dans les villes frontalières de Boa Vista et Pacaraima, non seulement pour communiquer avec leurs proches mais également pour effectuer les tâches administratives nécessaires à la régularisation de leur situation.

Centres d’Appels Humanitaires

Environ 40 000 Vénézuéliens se sont réfugiés à Boa Vista, capitale de l’État brésilien de Roraima située à environ 200 km de la frontière. TSF porte assistance à ces réfugiés en situation de vulnérabilité en leur permettant de contacter leurs proches, souvent pour la première fois depuis leur départ, grâce à l’utilisation d’une solution de téléphonie sur IP (Protocole Internet) spécialement conçue par TSF et adaptée aux contextes de crises humanitaires.

En collaboration avec l’UNHCR, TSF a démarré ses activités de façon itinérante dans un premier temps, puis s’est attachée à apporter son soutien au plus grand nombre en organisant ses opérations par roulement quotidien dans les cinq centres d’hébergement et le centre d’accompagnement du Servicio Jesuita al Migrante (SJM). Chaque centre accueille un profil particulier de réfugiés, tels que les familles, les personnes seules et les communautés indigènes. La capacité totale d’accueil des cinq centres est de 2 500 places, avec une augmentation prévue grâce à l’ouverture de six centres supplémentaires prévue pour le mois de juin 2018.

Dès le 18 avril, date d’ouverture du Centre de Référence géré par l’UNHCR, TSF a assuré une présence permanente pour offrir des appels gratuits à plus de 100 réfugiés par jour. Ce centre est un lieu de passage essentiel pour toutes démarches administratives tels que l’enregistrement biométrique pour les demandes d’asile, les demandes de permis de travail et de logement, la délivrance des cartes d’identification pour les distributions de nourriture et d’aide. Il est ouvert à tous les réfugiés, dont ceux qui ne sont pas pris en charge dans un centre d’hébergement.

Tenant compte que le flux d’arrivée est toujours continu, TSF suit attentivement l’évolution de leur situation et discute avec les ONG concernées de l’extension de l’activité dans d’autres régions, notamment à Pacaraima.

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