Contexte : Crise migratoire
Date de début : 03/04/2018
Date de fin : En cours
Zones d’intervention : Boa Vista, État de Roraima
Activités : Opérations de téléphonie humanitaire

1 centre d’appel humanitaire permanent
12 centres d’accueil & refuges supportés
112 000 bénéficiaires directs d’appels
24 193 appels offerts
2 780 heures d’appels offertes

Crise migratoire vénézuélienne

Date de publication : 03/04/2018 00:00
Date de modification : 09/10/2018 12:44
2018 à aujourd'hui
TSF offre des appels prioritaires aux vénézuéliens réfugiés au Brésil en réponse à la plus importante crise migratoire de l’histoire sud-américaine.

Contexte

Des dizaines de milliers de Vénézuéliens fuient l'effondrement économique et social qui a conduit à une hyperinflation (+ 2 600% en 2017 et +13 000% en 2018 selon le FMI) et à des déficits dans plusieurs secteurs sociaux essentiels tels que la santé et l'éducation.

L'inflation a provoqué de graves pénuries qui ont entraîné des problèmes de malnutrition et le développement de maladies curables telles que les infections cutanées, le paludisme et la diarrhée. La majorité des médicaments, des équipements médicaux et chirurgicaux font maintenant défaut, et les hôpitaux ont des problèmes réguliers d'approvisionnement en eau.

De janvier 2017 à mai 2018, environ 52 000 Vénézuéliens sont entrés au Brésil, et plusieurs centaines continuent de traverser la frontière chaque jour. En février 2018, le gouvernement brésilien a annoncé un « état d'urgence sociale » dans l’Etat frontalier de Roraima et la création d'une commission fédérale d'assistance d'urgence pour l'accueil de ces réfugiés. Les autorités prévoient la continuation d’un flux dense d’arrivées sur le territoire.

Déploiement

Le 5 avril, Télécoms Sans Frontières a été parmi les premières ONG internationales déployée au Brésil en réponse à la plus importante crise migratoire de l'histoire sud-américaine.

Alors que le gouvernement brésilien, les ONG locales et les agences des Nations unies interviennent sur les besoins vitaux, les communications restent essentielles. L’objectif de TSF est d’offrir des appels prioritaires aux milliers de vénézuéliens refugiés dans les villes frontalières de Boa Vista et Pacaraima, non seulement pour communiquer avec leurs proches mais également pour effectuer les tâches administratives nécessaires à la régularisation de leur situation.

Centres d’Appels Humanitaires

Environ 50 000 Vénézuéliens se sont réfugiés à Boa Vista, capitale de l’État brésilien de Roraima située à environ 200 km de la frontière. TSF porte assistance à ces réfugiés en situation de vulnérabilité en leur permettant de contacter leurs proches, souvent pour la première fois depuis leur départ, grâce à l’utilisation d’une solution de téléphonie sur IP (Protocole Internet) spécialement conçue par TSF et adaptée aux contextes de crises humanitaires.

En collaboration avec l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), TSF a démarré ses activités de façon itinérante dans un premier temps, puis s’est attachée à apporter son soutien au plus grand nombre en organisant ses opérations par roulement quotidien dans les cinq centres d’hébergement et le centre d’accompagnement du Servicio Jesuita al Migrante (SJM). Chaque centre accueille un profil particulier de réfugiés, tels que les familles, les personnes seules et les communautés indigènes. La capacité totale d’accueil des cinq centres est de 2 500 places, avec une augmentation prévue grâce à l’ouverture de six centres supplémentaires en juin 2018.

Dès le 18 avril, date d’ouverture du Centre de Référence géré par le HCR, TSF a assuré une présence permanente pour offrir des appels gratuits à plus de 100 réfugiés par jour. Ce centre est un lieu de passage essentiel pour toutes démarches administratives tels que l’enregistrement biométrique pour les demandes d’asile, les demandes de permis de travail et de logement, la délivrance des cartes d’identification pour les distributions de nourriture et d’aide. Il est ouvert à tous les réfugiés, dont ceux qui ne sont pas pris en charge dans un centre d’hébergement.

Depuis le 1er juin, le programme est cofinancé par le HCR dans le cadre d’un accord de partenariat permettant sa prolongation jusqu’à la fin de l’année et son extension géographique.

Le flux d’arrivée n’ayant pas diminué, les six centres d’accueil ont progressivement été ouverts par le HCR et des ONG locales, sous le contrôle du gouvernement brésilien. TSF y a immédiatement mis en place ses opérations de téléphonie, couvrant la totalité des 13 points d’accueil et d’informations pour les réfugiés.

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TSF suit attentivement la situation dans la ville frontalière de Pacaraima où des tensions ont éclatées récemment. Notre équipe se rend régulièrement sur place pour évaluer les besoins avec les autorités locales et le HCR.

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