TSF étend ses opérations de téléphonie pour les réfugiés vénézuéliens en partenariat avec le HCR

Date de publication : 06/07/2018 18:30 - Date de modification : 30/08/2018 11:02
Présente à Boa Vista depuis le 5 avril, Télécoms Sans Frontières a été parmi les premières ONG internationales à répondre à la crise migratoire vénézuélienne.

Grâce à notre solution de Téléphonie sur IP (Internet Protocole - ToIP) mise en place dans les centres d'appels d'urgence TSF (TECC), plus de 24 193 appels - représentant 2 780 heures - ont permis à des milliers de familles de reprendre contact.

Ces appels ont permis aux Vénézuéliens réfugiés au Brésil d’informer leur famille restée au pays de leur situation et de les rassurer. Selon nos équipes sur place, beaucoup de réfugiés appellent leurs proches pour dire qu'ils vont prochainement envoyer de l’aide - soit de l'argent, de la nourriture ou des médicaments.

Ces appels offrent également aux réfugiés la possibilité de rechercher un emploi, de contacter un médecin ou d’effectuer les tâches administratives nécessaires à la régularisation de leur situation. Ces Vénézuéliens n'ont pas de statut régulier et sont donc vulnérables à toute forme d'exploitation, d'abus, de violence, de trafic et de discrimination ; il est essentiel qu’ils puissent contacter les organismes pouvant les informer et les accompagner dans leurs démarches.

L’Agence des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a immédiatement reconnu l’utilité de la mission de TSF et a soutenu sa mise en place dans les centres d’hébergement dont elle a la gestion. Le HCR au Brésil a ainsi témoigné de l'importance de la communication pour les réfugiés vénézuéliens :

« Ce contact avec les membres de la famille est très important pour qu'ils se sentent plus forts en cette période de reconstruction », témoigne l’assistante de programme au refuge de São Vicente.

Depuis le 1er juin, le programme est cofinancé par le HCR dans le cadre d’un accord de partenariat permettant sa prolongation jusqu’à la fin de l’année et son extension géographique.

En effet, selon les chiffres récents fournis par la police fédérale au HCR, 600 à 700 Vénézuéliens entrent au Brésil chaque jour via la ville frontalière de Pacaraima, et près de 7 000 d’entre eux ont actuellement besoin d’un abri d'urgence dans l’état de Roraima. Trois nouveaux centres d’hébergement ont donc été ouverts à Boa Vista et un à Pacaraima.

Afin de s’adapter aux besoins croissants, TSF a étendu ses opérations dans les trois nouveaux centres de Boa Vista, ainsi que dans un centre d’accueil de jour géré par une église locale – accueillant environ 1 000 personnes chaque jour.

Ainsi, les vénézuéliens ayant trouvé refuge dans les onze centres de Boa vista bénéficient des appels prioritaires offerts par TSF. Les activités sont menées quotidiennement, par roulement entre les huit centres d’hébergement, le centre d’accompagnement du Servicio Jesuita al Migrante (SJM) et le centre d’accueil de jour de l’église Consolata. Une présence permanente est assurée au Centre de Référence du HCR depuis son ouverture le 20 avril.

Prochainement, l’activité sera étendue à deux nouveaux centres d’hébergement à Boa Vista et au centre de Pacaraima.