TSF ouvre deux centres d’appels à Pacaraima

Date de publication : 09/10/2018 12:35 - Date de modification : 09/10/2018 16:48
Six mois après le début de nos opérations à Boa Vista, TSF ouvre deux Centres d’Appels d’Urgence (TECC) dans la ville frontalière de Pacaraima où de nombreux vénézuéliens arrivent quotidiennement. Le flux ne faiblit pas avec environ 500 entrées en moyenne chaque jour, et des pics allant jusqu’à 800 entrées.

Depuis le 19 septembre, des opérations de téléphonie sont assurées quatre jours par semaine dans le Centre Pastoral Do Migrante, où les réfugiés peuvent recevoir un repas chaud chaque matin et être informés de leurs droits. Le service d’appel gratuit a aussi été mis en place par TSF au Centre Canarinhos Da Amazonia pour les réfugiés habitant en périphérie.

« Pour les Vénézuéliens séjournant à Pacaraima, les centres d'appels d'urgence de TSF sont souvent le seul moyen de maintenir les liens familiaux. L’un des premiers jours de l’opération, j'ai vu un fils s'excuser en pleurs auprès de sa mère parce qu'il n'avait pas pu la contacter depuis derniers mois. Ce réfugié vit dans une zone éloignée ; grâce à l'opération TSF dans la ville, il peut désormais appeler sa famille chaque semaine, » explique Adaiana Souza Lima, notre coordinatrice de projet.

La plupart des Vénézuéliens souhaitent continuer leur route vers d’autres régions du Brésil, voir d’autres pays, mais n’ayant pas les moyens financiers nécessaires, ils sont contraints de rester à Pacaraima. Or, il y a peu d’opportunités dans cette petite ville de 12 000 habitants ; la plupart des 1 200 à 2 000 réfugiés vivent dans la rue ou dans des abris de fortunes.

Le HCR estime qu’1,6 million de personnes ont fui le Venezuela depuis 2015 et qu’1,8 million supplémentaires vont partir cette année. « Il s'agit d'une des crises les plus importantes, comparable à celle de la Syrie. Dans son histoire moderne, l'Amérique latine n'a jamais connu un exode de cette dimension, » a déclaré le représentant régional du HCR pour les États-Unis et les Caraïbes.

TSF a pris conscience très tôt de l’envergure de cette crise et a été l’une des premières ONG internationales déployée au Brésil dès avril 2018. En 344 jours d’opérations, 35 217 appels ont permis a 155 192 Vénézuéliens de communiquer et retrouver l’espoir.

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