14 centres médicaux connectés grâce aux opérations de TSF en Syrie

Date de publication : 23/11/2018 11:45 - Date de modification : 23/11/2018 12:13
La situation en Syrie reste très difficile, et le quotidien des civils est marqué par le manque d’accès aux soins médicaux ; depuis le début de la guerre, le nombre d’attaques visant des établissements de santé est estimé à 492.

Pour améliorer l’impact et faciliter la coordination des équipes médicales, 14 centres médicaux, dont 12 dans la région d’Idlib, sont actuellement connectés grâce aux opérations de TSF. TSF a aussi fourni 5 téléphones satellitaires aux centres pour améliorer l’impact des activités des leurs cliniques mobiles. Au premier semestre 2018, les centres médicaux connectés par TSF ont accueilli plus de 230 000 bénéficiaires lors de plus de 320 000 consultations. Durant cette même période, plus de 3 To de données ont été échangées, totalisant plus de 35 To depuis le début du projet.

Carte mission Syrie

Dans quelques mois, le conflit en Syrie entrera dans sa huitième année. Plus de la moitié de la population a été déracinée : plus de 5.5 millions de réfugiés ont abandonné leur pays depuis le début de la guerre en avril 2011, et plus de 6.6 millions sont déplacés à l’intérieur. L’accord auquel sont parvenus les présidents de la Russie et de la Turquie en septembre dernier pour la création d’une zone démilitarisée dans la région d’Idlib, dernier bastion contrôlé par différents groupes armés, a différé une opération militaire alors imminente. Néanmoins, le cessez-le-feu est encore très fragile avec toujours un risque de violations et d’intensifications de la violence qui pourraient mettre en danger les vies de 3 millions de civils qui vivent dans la région.      

Pour cette raison, depuis 2012 TSF a continué ses opérations dans le pays, pour soutenir les activités médicales par des connexions satellitaires en partenariat avec l’Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM).      

TSF continue également à mener des activités de mLearning pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants affectés par la guerre grâce aux nouvelles technologies.