Contexte : Ouragan
Date de début : 03/09/2019
Date de fin : En cours
Zones d’intervention :

  • Abaco

Activités :

  • Support à la coordination humanitaire
  • Opérations de téléphonie humanitaire

2 centres de coordination
+20 organisations aidées
+380 appareils connectés et +118 Go échangés pour la coordination humanitaire
4 opérations de téléphonie humanitaire
94% premiers appels depuis la catastrophe

 

Ouragan Dorian

Date de publication : 03/09/2019 15:22
Date de modification : 14/09/2019 21:31
2019 à aujourd'hui
TSF déploie ses équipes pour soutenir les populations affectées par le plus puissant ouragan de l'histoire des Bahamas

Contexte

Entre dimanche 1er septembre et lundi 2 septembre, l’ouragan Dorian, un ouragan de catégorie 5, avec des vents atteignant 296 km/h et une houle allant jusqu’à 7 mètres est arrivé sur l’île d'Abaco, aux Bahamas. Dorian est non seulement l'ouragan le plus puissant qui ait frappé le pays, mais il est également le deuxième plus fort de l'Atlantique depuis 1950. Après avoir ravagé l’île d’Abaco, Dorian a progressé vers l’ouest et causé des dommages considérables sur l’île de Grand Bahama.

Les témoignages décrivent une situation désastreuse : établissements sérieusement endommagés, lignes électriques coupées et routes impraticables. Selon les rapports d'évaluation concernant l’état des télécommunications sur l’île d’Abaco, qui est l’île la plus impactée, les réseaux fixes et mobiles ne sont pas opérationnels.

Déploiement

Au vu de la situation, deux équipes ont été déployées. Une depuis notre Bureau régional au Mexique et une seconde depuis notre Siège international en France. Dès leurs arrivées à Nassau la capitale, le 4 septembre, elles ont tenté d’accéder à l’île d’Abaco, l’île la plus touchées par l’ouragan. En collaboration avec l’Agence nationale de la gestion d’urgence (NEMA) et le Centre des catastrophes du Pacifique (PCD), TSF a pu rejoindre, dès le lendemain, les zones sinistrées pour aider à la coordination et répondre aux besoins des populations affectées. Ainsi, TSF a été l’une des premières  ONG internationales à atteindre l’île d’Abaco et à y être opérationnelle.

Soutien à la coordination humanitaire

Dès son arrivée sur l’île d’Abaco, le 5 septembre, les équipes de TSF ont déployé une connexion satellitaire au centre opérationnel d‘urgence (ECO) de NEMA, géré par la Royal Bahamas Defence Force, et coupés de la capitale depuis le début de la catastrophe. La rapidité de l’installation de cette toute première connexion a été cruciale, rendant possible la coordination des opérations de première urgence aux populations touchées.

Le 10 septembre, UNOCHA a installé un Centre de coordination humanitaire sur l’île d’Abaco pour coordonner les opérations de toutes les organisations et ONG sur place. Dès son installation, TSF a pu fournir une connexion à haut débit pour soutenir leurs actions.

Ces deux connexions ont permis d’aider 25 organisations.

Opérations de téléphonie humanitaire

À la suite de l’ouragan Dorian, beaucoup d’habitants ont décidé de fuir l’île d’Abaco. Les réseaux téléphoniques et internet ont été inutilisables pendant plusieurs jours. Sans réseaux ni électricité, ceux qui ont décidé de rester n’avaient pas la possibilité de contacter leurs familles pour les rassurer et leur dire qu’ils étaient en sécurité.

Ainsi, après des évaluations des besoins en télécommunications, nos équipes ont mené des opérations de téléphonie humanitaire (HCO) dès le 7 septembre auprès des personnes déplacées dans différentes zones touchées de la ville de Marsh Harbour et de ses environs. Elles ont ensuite étendu leurs opérations au nord dans les villes de Tresure Cay, Coopers Town et Little Abaco.

Sur chaque site, TSF a fourni des appels gratuits de 5 minutes aux personnes. La majorité des appels ont été à destination d’autres îles des Bahamas, en Haïti et aux États-Unis. 94% des appels ont permis aux bénéficiaires de parler pour la première fois à leurs proches depuis la catastrophe. Au-delà de les rassurer, ces appels leur ont permis de connaitre la situation des autres zones affectées, d’organiser l’après catastrophe ou tout simplement de reprendre espoir.

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