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Réduire la fracture numérique

18 Juillet 2023

Ce qu’il faut savoir sur la fracture numérique et pourquoi elle est importante pour l’éducation.

Dans son rapport sur l’état des inégalités numériques, Connect Humanity a révélé que 95 % des personnes interrogées déclaraient qu’Internet était désormais indispensable à leur travail. La connectivité ouvre de nombreuses perspectives, mais près de 3 milliards de personnes n’ont pas accès aux espaces en ligne.

Voici ce qu’il faut savoir sur la manière dont la réduction de la fracture numérique peut contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), avec les éclairages du responsable du centre IT CUP, qui vise à participer au développement d’une région rurale de Madagascar grâce à l’introduction d’outils numériques.

La fracture numérique, l’éducation et les ODD

La pandémie de COVID-19 a à la fois mis en évidence et, dans certains cas, exacerbé la fracture numérique. Les personnes vivant dans des zones mal connectées ou n’ayant pas accès aux technologies de l’information et de la communication ont été particulièrement touchées par la pandémie, alors que de nombreuses entreprises et écoles ont adopté le télétravail et les cours en ligne.

L’une des cibles de l’Objectif de développement durable (ODD) n° 9, qui met l’accent sur la résilience des infrastructures et l’innovation, consiste à « élargir l’accès aux technologies de l’information et de la communication et s’efforcer d’assurer un accès universel et abordable à Internet dans les pays les moins avancés d’ici 2020 ».

Nous sommes bien au-delà de 2020, et une étude de l’Union internationale des télécommunications indique que près d’un tiers de la population n’a toujours pas accès à Internet. Or, pour atteindre bon nombre des Objectifs de développement durable, en particulier ceux liés à l’éducation, la connectivité est pratiquement indispensable. Les technologies de l’information et de la communication, associées à des politiques inclusives, peuvent favoriser le développement futur et ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes et aux communautés marginalisées.

Nous avons demandé à Irinah, membre de TSF travaillant dans un centre visant à réduire la fracture numérique dans les zones rurales de Madagascar, en quoi consistent ses missions ces derniers temps et en quoi elles s’inscrivent dans cette thématique.

Quels sont les défis numériques auxquels sont actuellement confrontées les personnes avec lesquelles vous travaillez ?

Au Centre IT Cup de Miarinarivo, nous souhaitons permettre aux gens de résoudre leurs difficultés à l’aide des technologies numériques, ce qui implique avant tout de savoir quelles sont ces difficultés ! Actuellement, c’est la fin de l’année scolaire, donc la plupart des élèves révisent pour le baccalauréat. Après cela, nous organiserons des activités estivales qui associeront des activités ludiques ou créatives à des outils numériques.

Comment les technologies numériques peuvent-elles contribuer dans ce contexte ?

Tout au long de l’année, nous organisons des séances hebdomadaires d’aide aux devoirs. En effet, cette activité est très prisée tout au long de l’année… et pas seulement pendant les périodes de révision ! Nous orientons les élèves vers plusieurs supports numériques proposant des ressources scolaires. L’un d’entre eux est particulièrement apprécié : la bibliothèque numérique Educ Mad. Elle a été créée par l’association AccessMad (avec laquelle nous sommes partenaires) et vise à accompagner l’apprentissage des sciences au niveau du secondaire. Il s’agit en somme d’une version numérique du programme de sciences malgache, avec des cours, des exercices, des sujets d’examen, etc.

Avant d’étudier les sciences, les plus jeunes élèves sont confrontés à la langue française, qu’ils doivent utiliser au quotidien pour remplir des documents officiels pour l’école ou pour toute activité qu’ils souhaitent entreprendre ; même notre propre formulaire d’inscription au cybercafé ! Nous utilisons différents outils numériques et en ligne pour les aider à apprendre de manière interactive et, nous l’espérons, durable !

Quels types d’outils utilisez-vous pour cela ?

Dans de nombreux cas, l’atelier est également l’occasion pour eux d’apprendre à utiliser des outils numériques. Nous commençons donc par de petits jeux pour les habituer à la souris et au clavier. Ensuite, nous créons des quiz et des diaporamas, ce genre d’outils qui favorisent l’apprentissage interactif en groupe. Environ 20 % des jeunes qui participent à nos activités n’ont jamais utilisé d’ordinateur auparavant ; nous profitons donc de l’occasion pour associer le contenu pédagogique à l’utilisation de l’ordinateur !

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