Crise des Rohingyas

Date de publication : 31/10/2017 00:00 - Date de modification : 03/07/2018 11:06
TSF a déployé une équipe dans les camps de réfugiés Rohingyas au Bangladesh afin d’évaluer les besoins télécoms tant pour les familles affectées que pour les organisations humanitaires, du 31 octobre au 11 novembre 2017.

Depuis la fin août 2017, des centaines de Rohingya arrivaient chaque jour au sud-est du Bangladesh pour fuir les violences dans l’état de Rakhine, à l’ouest de la Birmanie. Ils se sont ajoutés aux centaines de milliers d’autres réfugiés vivant déjà dans des camps ou hébergés par des communautés locales. Fin octobre 2017, le pays accueillait plus de 800 000 réfugiés.

A l’intérieur des campements informels, les conditions de vie précaires et insalubres (abris de fortune sans eau et sanitaire) étaient aggravées par les pluies diluviennes de la saison de mousson s’étendant de juin à octobre.

Les Rohingyas sont la plus grande population apatride au monde. Ces musulmans sont traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste.

A la suite de discussions avec l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) qui est chargée de coordonner la réponse humanitaire au Bangladesh, Télécoms Sans Frontières a envoyé une équipe sur le terrain afin d’évaluer les besoins télécoms dans les camps, tant pour les familles affectées que pour les organisations humanitaires qui ouvraient de nouveaux centres de services et pourraient bénéficier d’un accès à Internet.

TSF a conduit des évaluations directement dans les camps de Kutupalong, Balukhali, Akhim Para, Leda et Nayapara afin d’évaluer l’accès aux communications mobiles et Internet, à l’électricité et à l’information par la population et les acteurs humanitaires présents.

Nos équipes ont établi que les différents opérateurs locaux étaient en mesure de fournir des connexions Internet par 3G, Wi-Fi ou Fibre optique sur les camps pour desservir les bureaux des ONG.

La plupart des familles refugiées possédaient un téléphone et une carte SIM locale. De plus, l’opérateur Robi avait mis en place des stations d’appels gratuits à disposition de la population avec un taux d’utilisation d’environs 40 appels par jour.

TSF a partagé les résultats de l’évaluation avec le Secteur des Communications d’Urgence (ETS) et le groupe de travail pour la Communication avec les Communautés (CwC), ainsi qu’une proposition de solutions techniques permettant un meilleur accès à l’information dans les camps.

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