TSF dans les camps de déplacés, pour que l’éducation reste une priorité

Date de publication : 27/01/2014 00:00 - Date de modification : 08/07/2019 18:38
Découvrez les témoignages et histoires de vies d’enfants Syriens dans les camps de déplacés en Syrie.

« Je suis ici avec ma famille depuis huit mois. Mon frère a été tué par une bombe et notre maison a été complètement détruite. J’ai été à l’école le jour de son ouverture et ce centre est la meilleure chose qui me soit arrivée. Avant, je ne savais pas du tout utiliser une tablette, mais maintenant je sais plutôt bien m’en servir et je profite vraiment des activités du centre. »
Mohammad.

« Je suis arrivée au camp à Al Salama il y a cinq mois avec ma famille. Notre maison a été complètement détruite alors on a été obligé de venir dans ce camp. L’accès internet m’est essentiel parce que ça me permet de communiquer avec d’autres jeunes en dehors de ce camp où parfois j’ai l’impression d’être emprisonnée. J’adore apprendre de nouvelles choses, surtout la langue française et les sciences. Les applications sur les tablettes rendent beaucoup plus facile l’apprentissage – elles sont plus faciles à manipuler qu’un ordinateur. Ce centre m’a vraiment changé la vie. Depuis que j’y suis étudiante j’ai l’impression d’être spéciale. Soudain, il y a une lumière dans ma vie qui n’y était pas auparavant, et malgré mes chagrins et ma tristesse, je suis tellement heureuse de pouvoir participer aux cours. »
Aysha, une adolescente de 15 venant d’Alep.

«Quand je suis arrivé ici, je n’allais pas à l'école. Après son ouverture, je suis allé aux cours du centre TSF pour la première fois. C'était vraiment ma meilleure journée dans le camp. Avant, je vendais des bonbons et des biscuits dans la rue, mais ma vie a changé quand je suis devenu étudiant à l'école. Dans le passé, je ne savais pas utiliser un ordinateur, mais maintenant je peux très bien me servir des tablettes ; je peux surfer sur Internet et même avoir ma propre adresse e-mail. Je trouve que la chose la plus intéressante dans le centre ce sont les applications éducatives, en particulier les applications pour apprendre les sciences et l’arabe. Merci beaucoup à TSF d’avoir mis en place ce centre. »
Kamal.

« Je suis ici avec ma famille depuis deux semaines. Nous avons énormément souffert des bombardements et des situations difficiles. Du coup, mon père a décidé de venir ici, au camp. Nous n’avons pas encore notre propre tente, donc nous restons avec ma tante. Quand j’ai été à l’école pour la première fois j’étais vraiment heureux et excité. J’ai trouvé vraiment motivant le fait d’apprendre avec une tablette. »
Nour.

Mohammad, Aysha, Kamal et Nour font partie des 250 premiers enfants qui fréquentent le centre éducatif équipé de tablettes créé par Télécoms Sans Frontières dans le camp d’Al Salama, en Syrie. Comme eux, 56 élèves s’initient chaque jour aux nouvelles technologies grâce à TSF.

Ludiques, dynamiques et intuitives, les tablettes offrent un moyen d’apprentissage plus informel, permettant aux élèves d’interagir avec leurs petits camarades et de rester connectés avec le monde extérieur qui, au-delà de l’enceinte des camps, ne cesse d’évoluer.

Ces enfants syriens, réfugiés aux portes de la Turquie, payent un lourd tribut au conflit qui déchire leur pays. Isolés du reste du monde, traumatisés par les drames qu’ils ont vécus, ils se hâtent chaque matin vers les tentes qui abritent l’école du camp d’Al Salama. Leur soif d’apprendre chasse un instant de leur esprit les terribles images de la guerre et leur offre l’espoir d’un avenir meilleur.

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