Vénézuéliens et Brésiliens : ensemble pour aider au mieux les victimes de la crise

Date de publication : 08/03/2019 17:50 - Date de modification : 13/03/2019 10:45
Quelques membres de notre équipe multiculturelle au Brésil en août 2018. De gauche à droite : Monique, Directrice de TSF (Française), Adaiana, Coordinatrice de projet (Brésilienne), Juan, Opérateur de téléphonie (Vénézuélien), Gisely, Opératrice de téléphonie (Brésilienne), David, Opérateur de téléphonie (Vénézuélien), Bastien, Coordinateur de projet (Français) et Samuel, Opérateur de téléphonie (Brésilien).

 « Avoir des réfugiés vénézuéliens dans nos équipes nous permet de travailler plus étroitement avec nos bénéficiaires », nous dit Marta Moreton, cheffe de mission à TSF. Ceci est particulièrement visible dans une mission comme celle que nous menons au Brésil, qui permet aux réfugiés vénézuéliens de passer des appels gratuits. « Dès le début, nous avons formé des équipes composées d'un vénézuélien et d'un brésilien. Cela a toujours très bien fonctionné, non seulement pour faciliter les échanges linguistiques, mais aussi, parce que les membres de notre personnel d’origine vénézuélienne partagent la même situation que nos bénéficiaires. Ils sont donc plus conscients de leurs besoins. Ils ressentent également un lien plus fort avec eux et font de leur mieux pour les aider », ajoute Marta.

David : vénézuélien.

Il est l'un des premiers vénézuéliens à rejoindre les équipes de TSF à Boa Vista. David était dans un refuge quand il a rencontré Marta pour la première fois. « Tout de suite, il y a eu beaucoup d'empathie entre nous. Au bout de quelques jours, j'ai été invité à participer au projet ».

David avec Marta au début de nos opérations au Brésil en Avril 2018. Marta lui montre comment se déroulent une opération de téléphonie.

David avec Marta au début de nos opérations au Brésil en Avril 2018. Marta lui montre comment se déroulent une opération de téléphonie.

Comme Marta l’a expliqué ci-dessus, David fait de son mieux pour aider ses compatriotes venant bénéficier des appels gratuits de TSF : « En tant que vénézuélien, je vis et subis la crise chaque jour. Je ne suis pas indifférent à leur douleur, je m'identifie à eux. Donc, pour moi, c’est une occasion de faire quelque chose pour mon peuple, de soulager sa douleur ».

À présent David aide chaque jour près de 100 personnes à passer des appels gratuits.

À présent David aide chaque jour près de 100 personnes à passer des appels gratuits.

David a quitté son pays à la recherche d’un traitement médical pour sa sœur, victime d’insuffisance rénale. Au Venezuela, elle n’avait aucun accès à un traitement de dialyse. Il est donc parti en Colombie, mais n’a rien pu faire pour sa sœur qui a malheureusement succombé à sa maladie. « Le monde doit agir au plus vite, avant que la tragédie n'atteigne le point où nous regretterons de ne rien avoir fait plus tôt ». Il rêve de revenir un jour : « Le Venezuela est un pays magnifique avec des gens merveilleux. Tout le monde voudrait y vivre si les conditions y étaient meilleures ».

Vania : brésilienne.

Elle travaille pour TSF à Pacaraima depuis que TSF a commencé ses opérations dans cette ville frontalière en septembre 2018. Ce qui motive Vania c’est de « pouvoir jouer un rôle dans l’aide aux personnes dans le besoin » grâce à son rôle au sein des équipes de TSF. Elle nous explique que parfois, l’aide va au delà du simple appel : « Une femme vénézuélienne est récemment venue effectuer un appel pour joindre sa mère après avoir été victime de violences ». Depuis, le personnel de TSF l’a beaucoup aidé dans ses démarches pour trouver l’aide dont elle avait besoin pour se protéger et se défendre.

Viana dans un de nos centres à Pacaraima

Viana dans un de nos centres à Pacaraima

Depuis le début de cette mission en avril 2018, TSF a employé 4 vénézuéliens et 7 brésiliens et a assisté plus de 50 000 migrants. Nous sommes extrêmement fiers de cette collaboration. Il va sans dire que notre travail ne serait pas aussi efficace sans leur engagement et nous les en remercions.